saintes 2008

actualités politiques saintaises

21 novembre 2007

petite_enfance

La politique de la petite enfance à la hauteur des enjeux ?

La politique de la petite enfance s’articule aujourd’hui autour de trois acteurs principaux. La CAF, la MSA sont les principaux acteurs du financement tant des modes de gardes individuels via les prestations versées aux parents que des structures d’accueil collectif, cependant sans obligation de leur part pour ces dernières. Leur appui est cependant indispensable aux communes qui souhaitent créer une structure d’accueil collectif.
Le département délivre les agréments aux assistantes maternelles, et aux structures d’accueil collectif.

Le triangle actuel liant la CAF, le département et la ou les communes semble peu propice à une politique de la petite enfance qui soit équitable sur l’ensemble du territoire, car les champs de compétence de ces trois acteurs sont souvent morcelés et facultatifs.

Nous observons que la couverture d’une commune par une palette relativement large de services pour l’enfance dépend de la municipalité, des finances de la commune ou de la capacité des élus locaux à mobiliser suffisamment de cofinancement pour mener à bien un projet.

A l’heure où les bassins d’emplois voient leur périmètre s’étendre, au regard de l’expérience acquise en matière d’action sociale, le département semble correspondre à l’échelon politique le plus pertinent, pour piloter la politique d’accueil du jeune enfant.

La politique de la petite enfance se doit d’être ambitieuse et équitable, et favoriser une meilleure adéquation des modes de garde avec les contraintes professionnelles et sociales des parents.

Nous devons être vigilants à conforter nos pratiques, telles que permettre l’égalité des familles aux différents modes d’accueil, favoriser les continuités d’accueil (fratrie, handicap, relais périscolaire…) ; nous devons réfléchir à mettre l’accent en particulier sur les jeunes de moins de trente ans afin de leur permettre de réaliser plus tôt leur désir d’enfant, mais aussi de contribuer à la diminution des grossesses tardives, donc plus à risque.

Nous devons continuer à favoriser des démarches répondant à des besoins ciblés, tels que le retour à l’emploi, la formation, les engagements citoyens, et encourager les initiatives qui concilient qualité de vie des familles et des professionnels par l’adoption par exemple d’une charte éthique.

Enfin et l’enjeu est de taille, nous devons porter une attention spécifique aux enfants et aux parents en situation d’handicap, par un soutien à leur démarches administratives, mais aussi à l’intégration dans les accueils collectifs au moins, puis dans la démarche de scolarisation en augmentant le nombre d’auxiliaires de vie.

Il y a bien entendu d’autres pistes d’action, telles la formation des professionnels de la petite enfance qui demande un effort.

lien: http://www.one.be/default.htm

Posté par patrice17 à 05:30 - y.Politique de la petite enfance - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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